La guerre comme maladie sociale ; et autres textes politiques
GrmekMirkoDražen
あらすじ
"Quand on appartient à une petite nation tout à la fois négligée et agressée, il faut bien parler pour elle. Ce que fit Mirko Grmek, en combattant inlassablement l'arrogance, les automatismes et la désinvolture de la France, sa patrie d'adoption. Il ne mettait pas son drapeau dans sa poche, mais le besoin de comprendre et l'exigence d'objectivité qui caractérisaient ses travaux scientifiques, non plus. Saisi par le romantisme de l'appartenance, il restait un homme des Lumières. Je l'ai aimé pour ce mariage en lui de la fidelité et de la méthode, des principes valables pour tous et de la sollicitude envers les siens. Souffrant pour la Croatie, il ne sacrifiait jamais l'exactitude au pathos et savait défendre sa patrie de naissance menacée, attaquée, calomniée, mpéprisée, tout en prenant ses distances avec la politique menée en Bosnie par le gouvernement de Franjo Tudjman. Il se battait pied à pied contre la désinformation. A aucun moment cependant, il n'a cédé à la tentation si courante de déguiser en désinformation les informations défavorables à la cause qu'il servait avec ferveur. Ce fut, pour moi, pendant toutes les années de cette guerre, un interlocuteur béni. Le pays que je défendais avait son visage." Alain Finkielkraut.