あらすじ
S'il est bien connu que Flaubert était un grand amateur de grotesque, le grotesque de Madame Bovary n'a guère retenu l'attention de la critique. Le présent essai vise à en dégager le mode de production sous les angles narratologique et stylistique. La perspective de lecture est issue de la sémiotique de Ch. S. Peirce. Produit par des ruptures entre le 'Haut' et le 'Bas' de notre condition humaine, le grotesque est un jeu d'antinomies soigneusement encodées par le narrateur. L'ambiguïté de Flaubert à l'égard de l'idéal romantique se loge dans le personnage de Charles Bovary puisque ce grotesque-type finit par incarner l'amour romantique. S'agit-il toujours pour Flaubert, le nihiliste, de faire chuter l'idéal dans le bas de la réalité, ou bien peut-on induire de l'étude du grotesque et de ses suspensions un appel à se contenter du 'haut du Bas': un érotisme instinctif et un rire salutaire?