あらすじ
Extrait: Étienne, pourrai-je un jour me passer de ça? Vaille que vaille, coûte que coûte, toi et moi, nous exerçons ce talent fou de nous rejoindre dans une chambre d’hôtel, entre deux sessions, entre deux envolées ou deux contrats. Moi, je n’en vois pas la fin. J’imagine le Bosphore, le Pirée, l’Amour, le grand lac Tanganyika. Je veux te voler du temps en Afrique. On dirait un égaré du campus, un ti-cul solitaire dans son bac à sable. Intello en vacances, serais-tu dépassé par tes hypothèses? Tu interroges ma ville, tu questionnes cette puissante mégalopole qui s’étale et qui s’étire, pieuvre qui s’étend et qui siphonne toute l’énergie vitale de ses longs tentacules ferroviaires. Imagine seulement l’Ara-kawa qui coule encore plus à l’est. Ce sera pour une autre fois, Étienne. Sur ta gauche, vois-tu, c’est l’arrondissement Chuo, à droite ceux de Koto et de Sumida. Tu peux me croire ; je suis géographique, cartographique, topographique. Premier dimanche d’octobre sur la Sumida alors qu’une semaine plus tôt, tu profitais d’une vue sur le château Frontenac. Je vis mes aventures comme je l’entends et tu vis les tiennes à ta manière.








