あらすじ
"Si un Rimbaud ne venait pas de temps à autre jeter le trouble dans l'idée que l'esprit se fait de lui-même, l'homme pourrait enfin dormir sur ses deux oreilles. Il arrive - et voilà qu'un décalage se produit, soudain : les concepts les plus honorables s'effritent, les valeurs les mieux établies s'effondrent ; tout est à recommencer. L'art se met à sentir l'incendie, la guerre, la chaise électrique ; il nous apparaît tout à coup comme une chose terrible, comme la chose terrible par excellence. Il s'en prend à la personne même du poète ; il tâte ses résistances ; il éprouve sa capacité d'endurance ; il n'est plus le travail sans danger d'une muse délicate et stérile, mais l'action d'une volonté absurde et carnivore. Le poète n'est plus un tisserand, mais un possédé ; pas le moins du monde un chasseur adroit, mais la victime d'un mal incurable et méchant." Benjamin Fondane
